 |  Les secteurs de la santé et de l'éducation sont presque paralysés en Afrique du Sud au deuxième jour de la grève illimitée déclenchée mercredi par plus d'un million de fonctionnaires qui réclament une hausse de leurs salaires et menacent de prolonger leur mouvement si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
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Les établissements scolaires étaient très perturbés dans tout le pays, où moins d'un cinquième des enseignants du public était dans les classes, souligne le principal syndicat national, le Cosatu.
Même situation dans les hôpitaux, où l'on se contente pour le moment du service minimum mis en place. A l'exception des urgences qui fonctionnaient normalement dans la plupart des établissements, tous les autres services tournent au ralenti.
L'activité au niveau des tribunaux est également paralysée faute de greffiers, en grève.
Le responsable du Cosatu, Mungwena Maluleke, estime que 90 pc parmi les 1,3 million de fonctionnaires du pays ont répondu favorablement au mot d'ordre de grève qui risque de porter atteinte à l'économie du pays.
La semaine dernière, plusieurs syndicats de fonctionnaires avaient déjà organisé une grève d'une journée et prévenu que le débrayage de mercredi pourrait marquer le début du plus grand mouvement social du pays en trois ans.
Les observateurs s'attendent à la conclusion d'un accord, au plus tard d'ici la fin du mois, mais soulignent que tout accord risque d'alourdir les dépenses de l'Etat, alors qu'il s'efforce d'abaisser le déficit, qui représente 6,7 pc du PIB.
Les syndicats regroupant plus d'un million de membres ont appelé à cet arrêt de travail pour exiger des augmentations de salaires et des indemnités.
Les fonctionnaires sud-africains exigent 8,6 pc d'augmentation des salaires et une indemnité de logement d'environ 100 Euros (près de 66.000 FCFA).
Le gouvernement, qui propose une augmentation des salaires de 7 pc et 70 Euros (près de 46.000 CFA) par mois d'indemnité de logement, continue d'affirmer sa volonté de tout faire pour trouver rapidement un accord avec les grévistes.
En 2007, l'Afrique du sud a connu une longue grève de trois semaines, au cours de laquelle il a fallu évacuer des malades des hôpitaux publics vers les cliniques privées, et faire appel au personnel médical militaire alors qu'une année blanche a été évitée de justesse dans les établissements scolaires.
Dans le privé, le secteur automobile est également secoué par un mouvement qui a ressemblé plus de trois mille employés, qui ont marché mercredi vers le siège de l'association des constructeurs automobiles à Pretoria.
Les économistes estiment que cette grève va coûter à une industrie qui exporte 5.000 véhicules vers le reste du continent et l'Europe.  Â
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