| Performance: Le port de Douala freine l’importation |
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| Écrit par Alain NOAH AWANA | |||||
| Vendredi, 04 Juillet 2008 04:01 | |||||
La raison principale de cette “ manœuvre ” est qu’avec un tirant d’eau de 11 mètres lorsqu’il contient les 35 000 tonnes, le navire ne peut pas accoster au port de Douala qui offre moins de 8 mètres de tirant d’eau. Pour les aconiers et les importateurs, ce n’est pas la première fois que cette situation a lieu. Mais, l’exaspération commence sérieusement à se faire ressentir.
Hier mercredi 2 juillet, M. Kamga Nenkam, directeur général du Groupe 2M, n’a pas caché sa désolation. “ Les Camerounais doivent regarder leurs problèmes portuaires en face et les résoudre ”, a-t-il déclaré à la presse, au cours d’un déjeuner. Retard La situation vécue par 2M actuellement remet au-devant de la scène les sempiternelles difficultés du trafic maritime au Cameroun. A commencer par le chenal du port de Douala. Cet outil portuaire accuse beaucoup de retard d’adaptation à l’environnement international qui a évolué de manière considérable. L’espace portuaire de Douala n’est pas moderne. “ Pour qu’il le soit, il faudrait qu’il ait une ouverture directe sur la mer ”, explique le Dg de 2M. Cela permettrait par exemple de raccourcir les temps avant et après la manutention qui coûte très cher, soit entre 35 000 dollars US (environ 16 millions Fcfa) et 75 000 dollars US (environ 32 000 millions Fcfa) par jour. Comme second critère de modernité, le port de Douala doit avoir une profondeur de quai d’au moins 12 mètres. Les aconiers pensent que le dragage du chenal doit absolument se faire. En espérant que le port en eau profonde de Kribi soit rapidement construit. Cette incapacité à recevoir les gros navires sur le port joue malheureusement contre le trafic maritime camerounais qui, en 25 ans, est passé de l’un des plus importants à l’un des plus faibles d’Afrique noire. La comparaison avec la Côte d’Ivoire est frappante à ce sujet. L’an dernier, le port d’Abidjan a enregistré 20 millions de tonnes en trafic conventionnel alors que celui de Douala enregistrait seulement 6,9 millions de tonnes. “ Or il y a 25 ans, nous étions bien au-dessus d’eux ”, rappelle M. Kamga Nenkam. Un port moderne au Cameroun est la seule solution pour rendre le trafic maritime du pays plus important. Aujourd’hui, il faut par exemple 30 à 35 jours à un bateau pour partir du port du Havre (France) pour Douala, soit deux fois plus de temps qu’il y a deux décennies. Tout simplement parce que ces navires mettent de plus en plus la destination Cameroun comme le dernier port de déchargement et premier port de chargement. Sans vouloir toucher à l’aspect politique de la question, M. Kamga Nenkam appelle “ à la conscience de tous les Camerounais ” pour trouver rapidement des solutions. Espérons qu’il sera entendu en premier lieu par les décideurs du pays.
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