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Écrit par Christian Dallet
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Vendredi, 04 Juillet 2008 04:11 |
 | Le Forum de la jeunesse sur la souveraineté alimentaire s’est ouvert, mardi, au Cafop de Gagnoa. Cette rencontre, initiée par le Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep), a été l’occasion pour son président, Charles Blé Goudé, d’inviter la jeunesse ivoirienne à s’engager dans la lutte contre la faim. |
. En cultivant individuellement au moins 2 ha de riz par an. Ainsi, les jeunes pourront participer au combat de la crise alimentaire qui secoue aussi bien ce pays que d’autres. «Nous avons la terre, la forêt. Nous vaincrons la faim. Que les jeunes n’aient pas peur de faire des champs dans les bas-fonds. Ils ont à leur disposition des potentiels naturels dont certains pays ne disposent pas. Arrêtons d’accuser les autres en les prenant comme la cible de nos malheurs. Mettons-nous résolument au travail», a souligné Blé Goudé. Qui ajoute qu’après le combat de la résistance, de la paix, l’heure est venue d’apporter sa contribution au règlement de la crise alimentaire ivoirienne. Tout en sachant que ce problème est mondial. Le président du Cojep a fait remarquer que certes un comité interministériel a été mis en place dans la perspective de juguler la flambée des prix des denrées alimentaires. Mais il est bon d’engager les populations dans cette bataille. Quant à M. Amani Tiémoko, l’un des secrétaires généraux de la préfecture de Gagnoa, il a insisté sur le courage et la persévérance dans l’exécution de tout projet agricole et socio-économique. Des atouts qui doivent guider selon lui les uns et les autres. Il a invité les jeunes à prendre conscience des problèmes de société. Et surtout à s’intéresser à la consommation de la production locale. M. Yéboué Yao Frédéric, directeur du Cafop, dira, pour sa part, que le combat de la crise alimentaire doit être celui de tous les Ivoiriens. Car la famine ne choisit pas de camp. D’où une synergie d’actions de toutes les forces vives du pays pour réaliser l’autosuffisance alimentaire, a-t-il souhaité. Cette initiative de rassembler plus de 200 jeunes de divers horizons et des Mauritaniens est encouragée par MM. N’Guessan Toussaint de l’Anopaci et Hiriahirib John, président du comité scientifique de ce forum, qui s’achève mercredi. Pouvoirs publics et populations doivent jouer leur partition pour construire ensemble l’avenir du pays, ont conseillé des intervenants.
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