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Les projets d’investissement du gouvernement sénégalais dépendent relativement de l’aide publique au développement (APD), indique le Rapport annuel sur l’absorption des crédits sur ressources extérieures pour l’exercice 2008.‘’Le Sénégal est largement tributaire de l’APD qui représente une bonne partie des ressources destinées au financement des projets d’investissement’’, note le rapport publié lundi dernier à Dakar.
Selon les auteurs du rapport, le financement extérieur contribue pour 759,042 milliards de FCFA, soit près de 40% du financement du Programme triennal d’investissement public (PTIP 2008-2010).
Ils ont insisté sur ‘’la rationalisation de l’APD et surtout les conditions qui doivent y mener, constituent des préoccupations majeures partagées aussi bien par la partie nationale que les partenaires au développement’’.
Le rapport est une initiative de la Cellule d’appui à la mise en œuvre des projets et programmes (CAP) qui dépend du ministère sénégalais de l’Economie et des Finances.
‘’Le taux d’absorption global a été de 52% (en 2008)’’ alors qu’il était de 36% pour l’exercice 2007, a déclaré le coordonnateur de la CAP, Bakary Signaté, lors du lancement du rapport.
‘’Le taux d’absorption spécifique, qui est la progression de la consommation annuelle des ressources, est passé de 15% en 2007 à 18% en 2008, soit un peu plus de 3 points de gagné’’, a-t-il précisé.
‘’Cela veut dire en d’autres termes que pour consommer les 100% des crédits alloués au Sénégal, il faut à peu près 5 à 6 ans’’, a expliqué M. Signaté qui a toutefois relevé que ‘’le contraste est que la durée des projets en général ne dépasse pas 4 ans’’.
‘’Il y a lieu de faire en sorte que nous puissions accélérer cette absorption pour rattraper deux ans que nous aurons perdus et qui vont nécessiter des prolongations’’, même si, a-t-il souligné, le taux d’exécution budgétaire est resté ‘’relativement stable’’ à 72% en 2008.
‘’L’étude s’est constamment heurtée à la difficulté d’harmoniser les bases de données des différents acteurs sur l’exécution financières des projets et programmes’’, rapportent les auteurs.
Cependant, ont-ils fait remarquer, les décaissements du portefeuille consolidé au cours de 2008 représentent 220,6 milliards de FCFA répartis dans tous les secteurs.
Selon eux, les décaissements ont été en majorité en faveur des services sociaux de base, de bonne gouvernance et de développement décentralisé et participatif.
Le nombre de portefeuilles de partenaires est passé de 6 à 10 et ‘’ces partenaires concentrent à eux seul plus de 80% du volume financier que le Sénégal a reçu en 2008’’, a signalé le coordonnateur de la CAP.
Les partenaires multilatéraux sont le Système des Nations unies (PNUD, FNUAP et UNICEF), la Banque islamique de développement (BID), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale (BM) et la Commission européenne (CE).
Au niveau bilatéral, les partenaires sont notamment la Coopération financière allemande (KFW), la Coopération technique belge (CTB), l’USAID (Etats-Unis), l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds koweitien (FKDEA).
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