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Écrit par Sidi Abd Allah SY
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Dimanche, 08 Mars 2009 11:49 |
| Le Président NINO VIERA a été lâchement abattu avant d’être décapité par des soldats fidèles du Général Batista Tagmé Na Waï lui aussi, assassiné la veille après de rudes combats entre militaires de différentes ethnies.
Pauvre Guinée-Bissau. Dernier pays au monde avec un PIB des plus insignifiants ou la pauvreté est chronique, il plonge inexorablement dans les bas fonds.
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Aujourd’hui, où le trafic de drogue est devenu un exercice national, des mafias se partagent le pays. Le cartel colombien dit-on, a pris une telle importance qu’aucun secteur du pouvoir n’échappe à ce fléau, qui inquiète son principal voisin, à savoir le Sénégal.
Après la condamnation par la communauté internationale du lâche assassinat du Président NINO VIERA, particulièrement l’Union Africaine, cette dernière principalement, semble actuellement se satisfaire de cette situation, avec la décision prise par les militaires de laisser libre cours à la légalité républicaine. A savoir, la nomination du Président de l’Assemblée Nationale pour assurer l’intérim de la Présidence.
Cette nouvelle situation de fait, n’avait pas parait-il, été prise en compte dans les textes de l’Union Africaine. Y aurait-il un « cas militaire bissau-guinéen » autrement dit un précédent assassinat d’un Chef d’Etat par des militaires et après laisser libre cours à la légalité républicaine ? L’avenir nous édifiera. Toujours est-il, que la tragédie bissau-guinéenne avec en toile de fond le trafic de cocaïne bouche plus que jamais l’avenir économique et politique de ce pays. Quid de l’attitude de la Gambie où les principaux protagonistes des événements de la GUINEE-BISSAU s’étaient réfugiés après leur première tentative de coup manqué ?
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