| LA CRISE MENACE-T-ELLE L’AFRIQUE ? |
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| Écrit par Sidi Abd Allah SY | |||||
| Lundi, 23 Mars 2009 23:11 | |||||
 Cette pertinente réflexion de l’ancien Directeur Afrique du FMI et qui préside aujourd’hui l’institution financière ouest-africaine vaut toutes les analyses. En effet, les exemples des pays de l’UEMOA valent aussi pour les pays non membres de cette institution ou d’autres organisations régionales du continent.  D’ailleurs, on remarque que  la plupart des pays miniers subissent aujourd’hui les contre coups de cette récession par l’abandon ou l’annulation des investissements dans ces secteurs. Que ce soit RIOTINTO en GUINEE-CONAKRY ou d’autre groupes Australiens, Américains ou Russes, on constate un net ralentissement des investissements ce qui engendre la suppression d’emplois et par –dessus tout une baisse drastique des recettes des pays concernés. Autre que le secteur minier, toutes les autres activités tournées vers l’exploitation de matières premières subissent aussi les aléas de cette conjoncture. Le secteur du bois par exemple tel que l’explicité le Président de la BOAD pâtit de cette morosité.  Quoique n’étant pas tributaire de cette conjoncture, le secteur pétrolier vient s’ajouter à cette chute des cours, ce qui atténue drastiquement les recettes des pays africains concernés. C’est autour de toutes ces questions que s’est réuni au début de ce mois à Dar es-Salaam les Ministre des Finances de nombre de pays africains autour du FMI et avec un panel d’experts et d’operateurs économiques.  Il est ressorti de cette remontre que le FMI devra réunir prés de 25 milliards de dollars pour éviter que l’effondrement des économies africaines les plus pauvres de la planète et qui sont au nombre de trente six. Ce qui a fait dire à Dominique Strauss-Kahn, son Directeur Général que « la crise financiere mondiale touche aujourd’hui, dans une troisième vague, les pays les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ».  Et le premier responsable du FMI de renchérir. « Les risques sont grandes pour l’Afrique. Les exportations seront moins faciles avec une demande mondiale plus faible, les prix à l’export vont diminuer, les canaux de financement s’achécher et l’aide internationale sera plus difficile à collecter. En plus, les difficultés de la crise alimentaire ne sont pas totalement terminées et les prix restent à des niveaux très élevés ». On le voit donc, à entendre les explications des grands responsables des organismes d’aide au développement, l’Afrique est bien dans la tourmente mondiale. Pouvait-elle ne pas l’être en ces temps où la globalisation est une donne essentielle des rapports économiques qui régissent actuellement le monde.           Â
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