| CPI LANCE UN MANDAT d’ARRET CONTRE le PRESIDENT EL BECHIR |
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| Écrit par Sidi Abd Allah SY | |||
| Dimanche, 08 Mars 2009 12:04 | |||
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 Une dépêche de l’agence Reuters nous l’apprend. La Cour Pénale Internationale a émis un mandat d’arrêt contre le Président du Soudan, Omar Hassan al Bachir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. La CPI qui a établi sept chefs d’inculpation dont ceux de meurtre, a estimé ne pas disposer d’éléments suffisants pour retenir le chef d’accusation de génocide.
 D’autre part, Amnesty International a indiqué que le Président soudanais devait se rendre « immédiatement afin de comparaitre en justice ». Selon toujours l’organisme de défense des droits de l’homme, « le Président Omar El Béchir doit se présenter devant la CPI afin d’assurer sa défense. S’il refuse, les autorités soudanaises doivent se charger de l’arrêter et de le remettre immédiatement à la CPI » Un pertinent chroniqueur d’un célèbre quotidien ouest-africain analysant la décision de la CPI sous le titre : « la justice des Grands » fait une analyse pertinente de cette décision. Je vous la livre telle :  « Ça fait sourire finalement, cet acharnement du juge argentin à inculper le Président Omar Hassan El Béchir. Ça fait sourire parce que l’on se rend compte, aujourd’hui, que la logique de répression judiciaire internationale a décidé de changer la direction à sens unique qu’elle cultive, jusqu’au bout de la déraison. Cet aveuglement est un reproche pertinent dont elle ne tient pas compte pour des raisons évidentes de soumissions aux pressions des « grands ».  Le problème n’est pas tant que le Président soudanais réponde de « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » au Darfour. Il n’est même pas de savoir si une haute personnalité exerçant les fonctions de Président de la République d’un Etat souverain indépendant comme le Soudan, doive ou non répondre de ses actes devant la justice internationale. Tout simplement, ce système fait preuve d’une injustice et d’une iniquité indéniables qui sapent la crédibilité politique et morale dont il aurait pu se targuer. Il est la justice des puissants et des forts car, on ne nous fera pas croire que le juge Luis Moreno-Ocampo n’a pas tenu compte du blanc-seing que la France, la Grandes Bretagne et les Etats-Unis lui ont signé au Conseil de Sécurité des Nations Unies. La politique a pesé sur sa décision finale. »  C’est qui le prochain sur la liste noire de Louis Moreno-OCAMPO ?        Â
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