| 50 ans d'ndependance |
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| Écrit par Sidi A. Sy | |||
| Dimanche, 07 Mars 2010 22:51 | |||
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Après des mois d'arrêt, nous reprenons nos chroniques hebdomadaires. Chaque semaine, nous donnerons nos points de vue sur les sujets d’actualités. COTE-D’IVOIRE. Les nouvelles qui nous parviennent du pays de la Lagune nous laissent sur notre faim. Après la dissolution du Gouvernement et de la CEI- Commission Electorale Indépendante- par le Président Laurent GBAGBO, la Cote d’Ivoire à vécu des jours de manifestations soldées par des violences qui ont entrainées des victimes un peu partout dans le pays à l’appel des partis d’opposition. Le prétexte de cette dissolution est la fraude émise par le camp présidentiel à l’encontre du Président de la CEI présidée alors par Mambé BEUGRE qui appartient au PDCI parti d’opposition. La reconduction de Guillaume SORO aux fonctions de Premier Ministre qui, un temps a menacé de démissionner, a tendu davantage l'atmosphère avant que le médiateur de la crise, le Burkinabé Blaise COMPAORE ne mette toutes les parties d’accord. La formation du nouveau Gouvernement ainsi que la mise en place d’une nouvelle CEI présidée par Youssouf BAKAYOKO membre du PDCI et ancien titulaire du portefeuille des Affaires Étrangères ont détendu le climat politique. Une nouvelle échéance de trois mois a été fixée pour aller aux élections, après l’extirpation des cas de fraude avérés, pour des « élections justes et transparentes. » Pendant ce temps, la situation économique se détériore. Coupures d’eau, délestage, marasme du tissu économique, des acquis qui s’étiolent, la Cote-d’Ivoire sombre. Certes, le nationalisme du Président Laurent GBAGBO est indéniable. C’est un combattant de la liberté. Aujourd’hui, plus que jamais, il a fort à faire dans une Cote-d’Ivoire minée par la pauvreté, mais riche de ses potentialités qui ne demandent qu’à être plus assainies et réparties. Un vaste programme. NIGER : L’ARMEE REPREND LE POUVOIR L’avait-t-elle d’ailleurs perdue ? Pour qui connait l’histoire du Niger, l’armée est partie intégrante du système politique. Hamani DIORI Premier Président du pays fut victime d’un coup d'État le 15 Avril 1974 perpétué par le lieutenant – Colonel Seyni KOUNTCHE qui mourut en 1987 remplacé par un autre militaire Ali Saïbou. Ce dernier quitta le pouvoir après la première élection présidentielle pluraliste remportée par Mahamane OUSMANE du CDS. Mais, le 27 Janvier 1996, le Colonel Ibrahim Bari Maïnassara le chasse du pouvoir par un coup d’Etat. Celui-ci fut aussi emporté par un autre coup d’Etat qui a entrainé son assassinat le 9 Août 1999 fomenté par le Colonel WANKE. La même année, le 24 Novembre 1999 une élection présidentielle est organisée, avec l’arrivée au pouvoir de Mamadou TANDJA qui est un militaire de formation. Il fut réélu en 2004. Alors que son second mandat devait s’achever en fin Décembre 2009, il utilisa toutes sortes d’artifices pour s’accrocher au pouvoir ce qui aboutit à son renversement par la junte dirigée par le commandant Saliou DJIBO. Celui-ci prévoit une transition courte et l’organisation d’élections pour rendre le pouvoir aux civils. Mais aucun chronogramme n’est encore établi. Tous les analystes parlent de coup d'État salvatrice. Il faut dire que Mamadou TANDJA a été emporté par sa folie. Accroché au pouvoir, il ne voulait pour rien au monde le quitter. Parlant de travaux inachevés et j’en passe, il a demandé un rallonge de son mandat, tripatouillé la constitution pour se représenter à son bon vouloir. La suite, on la connait. Retour à la case départ. Pauvre pays. Triste Afrique. Et dire qu’on a cinquante ans d’indépendance. GUINEE : le FETICHISME DES ELECTIONS VINGT SIX Ans de SEKOU TOURE. VINGT QUATRE ANS de LANSANA CONTE. UN AN de MOUSSA DADIS CAMARA. Voila un pays qui n’a jamais connu d’élections dignes de ce nom et qui se prend à rêver de faire des élections dans quatre mois pour dit-on le retour à l’ordre constitutionnel. N’est ce pas rajouter un autre neoud à une situation si alambiquée que de vouloir sauter des étapes les plus élémentaires pour une véritable vie constitutionnelle ? La Guinée étonne et détonne. Très riche et très pauvre à la fois. Quel paradoxe ! Que faire pour prendre en charge les vrais problèmes du pays ? Où commencer ? Quelle stratégie adopter ? Qui est qui ? Qui fait quoi ? Comment solder les comptes du passé ? Quelles sont les réelles potentialités du pays ? Entre autres questions, combien y a t- il de GUINEENS ? Autant de questions et d’autres qui méritent d’être posées et solutionnées. A notre avis, seule une véritable Conférence Nationale Souveraine peut poser, esquisser des solutions afin que le Gouvernement issu de cette Conférence puisse organiser la transition avant des élections justes, libres et transparentes. Autre solution n’est que du fétichisme électoral, de l’empressement pour un retour douloureux à la case départ. Pour la GUINEE, l’exemple du BENIN doit être suivi. SENEGAL : LA GUERRE du CIMENT Il y a plus de dix ans le Sénégal connaissait une pénurie de ciment à cause d’une seule cimenterie et aussi de la vétusté de ses installations. Depuis la création au début de l’an 2000 de la seconde cimenterie, les Ciments du Sahel, le pays a atteint le trop plein. Cette situation a été engendrée par le renouvellement de la première cimenterie rachetée par le groupe VICAT qui a augmenté sa production. D’autre part, les pays, qui jadis, s’approvisionnaient au marché sénégalais ont, soit diversifié leurs sources, ou crée leur propre unité de production. C’est ainsi, que la saturation du marché intérieur qui ne peut plus absorber la production locale, entraine d’autres facteurs qui menacent la survie de ces deux entités. Il y a d’abord le projet agité de l’implantation d’une troisième unité de cimenterie initiée par le holding nigérian DANGOTE. Ce qui amènera à coup sûr, si le projet se réalise, à la mort d’une de ces cimenteries. En effet, que ce soit la SOCOCIM ou les CIMENTS du SAHEL, toutes ces deux cimenteries se sont endettées lourdement auprès tant des banques locales que d’autres organismes. A terme, se posera les remboursements qui, si le marché est fermé, entraineront d’autres problèmes. Quant on sait que le coût de l’électricité est toujours exorbitant, la masse salariale va en pâtir. D’où, la non exclusion d’une diminution d'effectifs par la fermeture de quelques postes de production. Peut-être en arrivera t-on pas à cette situation. Il faut pour cela, que les acteurs du secteur et les pouvoirs publics se donnent la main pour éviter cette guerre dans un marché si étroit, même si, les dirigeants actuels du pays font des infrastructures leur priorité. AFRIQUE FRANCOPHONE : CINQUANTE ANS d’INDEPENDANCE. QUELLES PERSPECTIVES ? 1960 – 2010. Quatorze pays africains anciennement colonies de la France fêtent cette année leurs 50 ans d’indépendance. L’heure du bilan. Quel bilan d’ailleurs. Au plan économique, politique, sociale des avancées ont été faites mais des reculs aussi. Certains pays ont vu leur intégrité menacée et la notion de nation remise en cause durant ces cinquante années. Il en est des pays comme le TCHAD et la COTE-D’IVOIRE. Au plan politique, à part le BENIN, le MALI et le SENEGAL, le recul démocratique est évident. Sur le plan économique, le contraste est frappant. Difficile de citer des exemples. Le BURKINA-FASO et le MALI sortent un peu du lot. Le SENEGAL par sa politique des infrastructures donne des signes de nouveauté. Sur le plan-social, le recul est plus visible. Que dire de l’agriculture qui n’est plus la base du développement ? Ce n’est que dans la culture et le sport que ces pays tirent un peu leur épingle du jeu. Certes, en matière d’éducation, des progrès ont été faits. L’initiative privée est là vivante mais toujours mal encadrée. Le secteur informel gagne tous les domaines d’activités. Mais, il ne faut pas désespérer. Arrêtons-nous un peu. Faisons une rétrospective. Les générations à venir prendront la relève pour le triomphe d’une Afrique gagnante.
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| Mis à jour le Dimanche, 07 Mars 2010 23:35 |
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