Bloc notes de la semaine PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidi Abdallah SY   
Lundi, 10 Mars 2008 03:39

CRISE SOCIALE dans le CAMEROUN des GRANDES AMBITIONS

 

 On a parlé de révolte des sans-culottes. Le Cameroun, ce pays phare de l’Afrique francophone a renoué avec ses vieux démons. Cette fois, la soudaineté, la spontanéité de ce grand mouvement de contestation à l’ordre républicain a surpris les tenants du pouvoir.

Il est vrai que les germes de cette contestation étaient perceptibles depuis quelques mois. En effet, depuis les élections municipales dont une partie a été invalidée avant d’être reprise et l’annonce prochaine d’une révision constitutionnelle devant permettre au Président BIYA de se représenter, l’opinion était braquée. Et l’opposition avait repris du poil de la bête.

D’autres signes non moins tangibles s’étaient manifestés comme les heurts dans une grande ville du pays qui avaient entrainé morts d’hommes. La cause fût les coupures intempestives d’électricité ainsi que la cherté de la vie.

C’est pourquoi, l’augmentation du prix des produits pétroliers a fait sauter le couvercle. C’est comme si cette mèche qui était allumée, attendait le baril de pétrole pour exploser.

Prés de trente morts dénombrés par le pouvoir, alors que l’opposition et les ONG parlent de plus d’une centaine. Tel est le bilan macabre de ces journées d’émeutes.

Cherté de la vie, climat politique tendu, taux de chômage élevé, perspectives d’emploi assombries, la jeunesse camerounaise s’interroge.

Pays riche en ressources naturelles, ayant une élite intellectuelle de grande valeur, ce pays inquiète.

Quand un ministre de la République pour ne pas le nommer celui des Finances, avoue que l’agriculture est complètement négligée dans ce pays qui fut naguère un grand producteur de cacao et de café, il ya de quoi s’alarmer.

Non, le Cameroun ne peut pas aller à la dérive. Il ne doit pas chavirer ! Repenser  une nouvelle politique économique, impulser une dynamique audacieuse de réformes en vue de créer un nouveau Cameroun émergent. C’est possible. Ce pays en a les potentialités. Fortement bilingue, le Cameroun est un  atout et a des atouts. Il est encore temps d’éviter les syndromes ivoirien et kenyan. L’Etat vient de prendre des séries de mesures telles l’augmentation des salaires, la défiscalisation, la diminution des frais de douane de certains produits de grande consommation entre autres pour enrayer le mécontentement. Mesures salvatrices ?

 

TRAGEDIE KENYANNE

 

KIBAKI et ODINGA ont donné une mauvaise image de leur pays. Il a fallu la médiation de Kofi ANAN pour qu’ils s’asseyent à la même table et se partagent le pouvoir. Pour cela, mille cinq cent de leurs compatriotes ont perdu la vie. Triste Afrique.

Quoi que les tensions ethniques  soient vives dans ce pays, on avait oublié que le KENYA à l’économie stable pouvait comme la plupart des pays africains tomber dans la spirale de la violence après des élections présidentielles contestées.

Que de pertes pour l’économie de ce pays et ceux environnants sachant que le Port de MOMBASSA est l’un des accès à la mer de nombre de pays de la sous-région.

 

 

STRAUSS-KAHN et l’AFRIQUE

 

Le nouveau patron du FMI (Fonds Monétaire International) pour sa première visite en  Afrique, a fait deux haltes à OUAGADOUGOU et à LAGOS.

A OUAGADOUGOU il a réuni les chefs d’Etat francophone de l’Afrique de l’ouest et à LAGOS, leurs homologues anglophones.

Au cours de ces deux rencontres il a été question d’aider ces pays africains à faire face à la cherté de la vie et à la hausse des produits pétroliers.

Homme d’Etat et de gauche, Dominique Strauss-Kahn a été certainement très sensible aux différents plaidoyers qu’il a entendus. Mais, en homme averti, connaissant les réalités de la plupart de ces pays où la mal gouvernance s’invite à longueur d’année, il a du certainement recommander à ces interlocuteurs une plus grande transparence dans leurs actions et des choix plus judicieux dans leurs choix économiques.

En homme d’Etat qui a été bien « briefé » par ses collaborateurs qui s’occupent de ces pays, le patron du FMI n’a pas mâché ses mots dans une approche plus rigoureuse du partenariat entre son institution et les pays concernés.

L’exemple du Brésil a été certainement rappelé à ces Etats. De quoi s’agit-il ? Lisez cette analyse de Jean-Pierre  LANGELLIER du MONDE daté du27 Février 2008.

 

LE BRESIL DEVIENT UN PAYS CREDITEUR APRES DEUX SIECLES D’ENDETTEMENT

 

La performance est historique : pour la première fois, le Brésil est devenu créditeur. Le niveau de réserve de change de la Banque Centrale brésilienne a dépassé de 4 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros, en janvier, le montant de la dette extérieure des secteurs public et privé du pays : 187 milliards de dollars, contre 183 milliards.

C’est la fin heureuse d’une longue période-prés de deux siècles- pendant laquelle le Brésil a souvent trainé sa dette comme un boulet. Le fardeau de l’endettement extérieur était devenu, au fil des décennies, une source d’instabilité chronique et un enjeu majeur pour la classe politique.

Le gouvernement du président Luis Inacio de Silva Lula a donc tout lieu d’être satisfait de ce renversement de tendance bénéfique, qui tient d’abord à la confiance que sa discipline financière a su inspirer à l’étranger. Avec rigueur et cohérence, le Brésil s’est appliqué à contrôler ses dépenses publiques et à se désendetter. En 2005, il était même parvenu à rembourser par anticipation sa dette envers le Fonds Monétaire International (FMI).

Ainsi  prenait fin, de moratoires en renégociations, d’accords en ruptures, un demi-siècle d’affrontements entre le Brésil et le FMI. Un épilogue d’autant plus significatif que le Parti des Travailleurs, créé par Lula en 1980, avait fait du mot d’ordre « FMI dehors » l’un de ses cris de ralliement, à l’instar des autres formations de gauche. Sous le régime militaire (1964-1985), Delphin Netto, ministre de l’économie, avait même lancé : « La dette ne se paie pas, elle se rééchelonne ».

Le Brésil a désormais les moyens d’être vertueux grâce à une conjoncture  internationale favorable. Ses  exportations ont triplé en valeur depuis l’arrivée  au pouvoir de Lula en janvier 2003, à cause d’une forte demande mondiale de ses produits, notamment le soja, la viande de bœuf ou le minerai de fer. Cet afflux massif de devises s’est accompagné d’une forte augmentation des investissements étrangers et d’un accroissement des acquisitions brésiliennes à l’extérieur du pays.

Ces derniers mois, la Banque Centrale avait aussi procédé à des achats judicieux de dollars pour disposer d’un confortable coussin de liquidités. Résultat : les réserves du Brésil sont dix fois plus importantes qu’en 2003. Ce rétablissement spectaculaire s’est accompli en douceur, sans mesure radicale ou contraignante, ni intervention intempestive de la Banque centrale.

Il a fortement profité à la  monnaie, le réal, qui n’a cessé de s’apprécier, principalement face au dollar. Le billet vert ne vaut plus que 1,711 réal, soit son plus bas niveau depuis  1999, ce qui rend moins chères les importations dont le Brésil a besoin  pour développer ses infrastructures.

En devenant créditeur, le Brésil améliore encore son image de pays émergent, sérieux et respecté. La Bourse, qui se porte bien, a rapidement compensé ses pertes subies lors de la récente crise des marchés mondiaux. L’inflation est contenue autour de 4% et la croissance du produit intérieur brut (PIB) a atteint  5,25% en 2007.Dans ce contexte favorable, l’annonce de « la fin de la dette extérieure » procède aussi d’une opération de marketing dont l’objectif  est clairement affiché : obtenir le fameux « investment grade », ce satisfecit accordé à un pays par les agences de notation et qui signifie que les risques encourus par les investisseurs y sont faibles.

Le Brésil obtiendra-t-il cette récompense en 2008 ? Pour l’instant, les trois agences semblent encore réservées. Pour les convaincre, Brasilia devra aussi continuer à réduire sa dette publique interne, qui reste préoccupante : 800 milliards de dollars, soit 43% du PIB. Sur ce chapitre, le gouvernement peut et doit nettement mieux faire.

 
Jean Louis E K R A : Président AFREXIMBANK
  Cet homme bien né est un banquier d...
LAZARE BANSSE : Directeur Général CAMEG
    C’est à ce manager qu’échoi...
Afrique-France : réinventer le co-développement
"La Minute Montaigne" du 27 mai 2010 pa...
Faut-il pleurer la riche afrique ?
 Émission "C dans l'air", diffusée s...
Régis FACIA - La réussite en Afrique
  Il avait le bon produit, son succès...
MAHAMADI SAVADOGO: SMAF INTERNATIONAL
 Il est le Serigne Mboup du burkina Fas...
Victor Fotso: le milliardaire africain self made man
 Tout le monde vous le dira, pour deve...
Un Manager Africain: Mo Ibrahim
 Né au Soudan en 1946, Mohamed Ibrahi...
Sidi Abd Allah SY
   Sidi Abd Allah SY est Cons...
Patrice ITOUA
   Patrice ITOUA est doctoran...
Une Vie au MBA HEC
   StudentM  est nouvellemen...

Evénements 2012

Stop
Play

Nos partenaires

     
      
     

Annuaire

Recevez la NewsLetter




Présentation CIMA

PUB

     Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications
Ecole d'informatique mondiale   
 

Portrait

MAHAMADI SAVADOGO: SMAF INTERNATIONAL
 Il est le Serigne Mboup du burkina Fas...
Victor Fotso: le milliardaire africain self made man
 Tout le monde vous le dira, pour deve...
Un Manager Africain: Mo Ibrahim
 Né au Soudan en 1946, Mohamed Ibrahi...

Trombinoscope 2012

Jean Louis E K R A : Président AFREXIMBANK
  Cet homme bien né est un banquier d...
LAZARE BANSSE : Directeur Général CAMEG
    C’est à ce manager qu’échoi...