| UN BREF APERÇU DES FINANCEMENTS DE LA BANQUE MONDIALE AU SENEGAL : 1954-2008 |
|
|
|
| Écrit par Patrice ITOUA | |||||
| Lundi, 02 Mars 2009 06:40 | |||||
Les projets de la Banque mondiale au Sénégal  Le Sénégal est classés parmi les pays les moins avancés (PMA) de la liste des bénéficiaires de l’aide publique au développement (APD) établie par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais il est l’un des pays les plus avancés dans le processus de mise en œuvre des OMD. D’après une étude du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Sénégal est l’un des pays les plus aidés d’Afrique subsaharienne par habitant et par an[1]. Parmi les grands projets financés par la Banque mondiale au Sénégal, on recense les projets suivants : projet qualité éducation pour tous (30 millions de dollars), projet de renforcement de l’efficacité dans le secteur de l’électricité (15 millions 700 mille dollars), projet d’appui d’urgence à la reconstruction de la Casamance (20 millions de dollars), Crédit d’ajustement du secteur privé (45 millions de dollars), projet de gestion intégrée des ressources maritimes et côtières (10 millions de dollars), projet de prévention et de contrôle du VIH/SIDA (30 millions de dollars), projet de gestion des ressources en eau et de l’environnement du Fleuve Sénégal (30 millions de dollars), projet hydroélectrique de Felou (25 millions de dollars), projet transport II (70 millions 587 mille dollars), projet de lutte d’urgence contre le Criquet Pèlerin (10 millions de dollars), programme ouest africain de productivité agricole (15 millions de dollars), crédit d’appui à la réduction de la pauvreté, etc. La Banque mondiale finance des projets au Sénégal à hauteur de 100 % pour certains et en partie, pour d’autres. La différence est supportée par d’autres organismes multilatéraux ou par des partenaires bilatéraux du Sénégal[2] à savoir : la France par le biais de l’Agence française de développement (AFD), le Japon par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), les Etats-Unis par l’Agence américaine de développement international (UNSAID), l’Allemagne par le groupe bancaire KFW et l’Agence de coopération technique allemande pour le développement (GTZ), le Canada par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’Espagne par l’Agence española de cooperación international (AECI), la Suède par l’Agence suédoise de développement international (SIDA), etc. C’est pourquoi, à côtés des sommes allouées par projets, on y trouve le coût total de chaque projet. Mais, je m’intéresse à aborder que les déboursements de la Banque mondiale au Sénégal : ce qui constitue l’objet de cette analyse. A partir des données de la Banque mondiale, je représente dans le Graphique 1 les financements de celle-ci au Sénégal, de 1954 à 2008. Notons que d’après les données de la Banque mondiale que je dispose, de 1955 à 1965 il n’y a pas eu de projets financés pour le compte du Sénégal. C’est à partir de 1966 que la Banque mondiale a repris à consentir ses prêts au Sénégal jusqu’à ce jour.
Le Graphique 1 nous montre que de 1954 à 1979, les financements de la Banque mondiale sont moins importants en volume. Ce n’est qu’à partir de 1980 qu’ils augmentent « en dents de scie » et parfois d’une façon considérable. Cela peut s’expliquer par les programmes d’ajustements structurels imposés par la Banque mondiale et le FMI aux pays pauvres pour assainir leurs finances publiques. On distingue plusieurs sortes de projets : - les projets achevés : sont ceux dont l’exécution a pris fin. Ils sont encore appelés projets clos ; - les projets proposés et non approuvés : certains projets proposés ne sont jamais approuvés et sont qualifiés de projets abandonnés. Ils sont au nombre de cinq ; - les projets actifs : ce sont des projets en cours d’exécution. Ils sont au nombre de 26[3] dont cinq sont les projets datant de la fin des années quatre-vingt et les 21 autres, de 2001 à 2008. Les projets actifs portent sur l’agriculture, le développement rural, l’infrastructure, l’environnement, les transports, la nutrition, la protection sociale, l’énergie et l’eau, le développement des secteurs public et privé, la gestion des catastrophes naturelles, etc. Pour faire le rapport entre le nombre de projets et les sommes allouées, il me paraît nécessaire de dresser un graphique représentant le nombre de projets par années.
D’après le Graphique 2, les 134 projets représentent le nombre de projets financés par la Banque mondiale pour les années 1966 à 2008. En rajoutant le premier projet de 1954, cela porte le nombre total des projets à 135. Effectivement, De 1954 à 2008, les 2 milliards 891 millions de dollars ont servi à financer 135 projets au Sénégal. Le nombre de projets varie d’une année à une autre : cela dépend des besoins du Sénégal.  Nouveaux défis  Du 27 au 30 octobre 2008, la vice-Présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique, Obiageli EZEKWESILI, a séjourné au Sénégal où elle a rencontré les plus hautes autorités sénégalaises dont le Chef de l’Etat, pour discuter de la dette intérieure, de la bonne gouvernance, de l’accès des femmes aux opportunités et du dialogue entre les acteurs politiques. D’une façon générale, elle a exhorté le gouvernement sénégalais à rembourser sa dette intérieure et rétablir la stabilité macroéconomique. Car le bon fonctionnement des activités des petites et moyennes entreprises (PME) contribue à la stabilité économique d’un pays. L’Etat devrait donc respecter ses engagements pour éviter les problèmes de trésorerie de ces PME. Notons qu’à la fin 2006, la dette publique intérieure du Sénégal (dont les deux tiers sont à long terme) était estimée à environ 3 % du PIB, tandis que la dette publique extérieure était, elle de 13 % du PIB[4]. En somme, sur les 135 projets de la Banque mondiale au Sénégal, 109 ont été achevés et les résultats sont satisfaisants : c’est le cas du projet de diffusion de l’accès aux services électriques ruraux (exercice 05, apport de 29,9 millions de dollars de l’Agence internationale de développement – IDA – et de 5 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial – FEM) qui a permis aux 20 000 familles, entreprises et services sociaux en milieu rural d’avoir aujourd’hui accès à l’électricité. Une étude future ferait bien l’objet de l’efficacité/inefficacité des financements de la Banque mondiale au Sénégal.  Encadré 1 : Les entreprises locales ayant obtenues les marchés financés par la Banque mondiale au Sénégal  EG Afric sarl, SCE sarl, Sidy Diop, A.A.T.R., Ababacar Boye, ABB Technologies SA, Abdel Karim Mbengue, Abdoulaye Dieng, Abdoulaye Mbengue, Abdoulaye Traoré ABM, ACA (Association Conseil pour l’Action), ACA/Aprofes/Asradec, Adira Etudes & Conseils, Adjaratou Diakhou Ndiaye, Adrien Diouf, AFCO, Afid Consultance, Afid Consultance/Berges, Africaine de l’automobile, Africare, Afripa Telecom, AFSI, Agence Promotion Investissements et Grands Travaux Sénégal, Agence sénégalaise pour la promotion du développement à la base, Agetip-Sénégal, Agrisud, Aissata Kane, Alioune Badara Faye, Alliance Technologique R.E.A., Amadou Gueye, Amadou Kane, Apave Sud/Apave Sahel, Apix, Asera/BTG, Associated Business Machines ABM, Axenne, BA 2000, Babacar Ibrahima Sene, Babacar Raymond Mbaye, Basirou Sall, BCEOM Société française d’Ingenierie, Beteg, Biram Ndiaye, Bits SARL, Blaise Electronics, BMO International, Boubacar Khouma, Boubacar N’Diaye, BRL Ingenierie, Buhan & Teisseire, Bull Sénégal, Burotic Diffusion, Business System Consulting group, C.F.A.O., C.I.C.E/Deloitte, C.R.E.A., C.S.E., Cabinet Aziz Dieye, Cabinet Merlin, Cabinet Racine SA & Ernst & Young, Cabinet Saliou Sarr, Cabinet Synergies Audit, CCF Sénégal, CDCI, CDE, CDE Consortium d’entreprises, CEAON/Setic Afrique, Certec, CFAO Sénégal, Cheick Sidia Touré, Cheikh Mbacké Diop, Cheikh Saad Bouh Sambé, Cheikh Sadibou Ly, Cheikh Thiam, Cheikh Wade, Chimere Diop, CIAE, CITAP-Compagnie industrielle D, CNCR, COGECO, Communauté rurale de Ronkh, Communauté rurale de Ross-BETHIO, Compagnie générale d’électricité, Compagnie Sahélienne d’entreprises (CSE), Compagnie sénégalaise des travaux publics (CSTP) Sarl, Computerland, Consortium d’entreprise (CDE), Construction & Equipement, Consultants associés, Consutium d’entreprises, Coopers & Lybrand-Cabinet Aziz Dieye, Corsin Aquatra-Sénégal, Coselec/Perax/Seguin, Couty fall, CRDH, CSP-PLP/MEF, CSTP Sarl, Degremont, Demba Ba, Demba NDiaye, Bienaba Wane NDiaye, Direction de la prévision et de la statistique (DPS), Djomec, EERI, EATP, EDUR, Edwige Lambal Badiane, EGCCBN, EISMV, El Hadj Amadou Wone, El Hadji Moussa NDiaye, Entreprise sénégalaise de façonnage industriel (ESEFI), Equip Plus, ERT, ESCI, ESCI/CSTI, ESEFI, ETP Arezki, ETPE, ETTP BAT, Exp. Momentum-Yoff Dakar, Fatou Thiam, Fermon, Fluid Treat, FNRAA, Fodde, Fougerolle Sénégal S. A., Fougerolles SA/Nantaise des eaux, Fougerolle/Eiffel, Fourniture & Ingenierie Sarl, Francis Biram Gueye, Franzetti, Frao, Gabrielle Dieynaba Coll, Gadec, Gamma Ingenierie, Geaur, Geco, Général d’Entreprise, Generale de l’Ingenierie des travaux et de l’équipement (GENITE), Gerad, Getran Sarl, Getrase, GIE EKSBS, GIE Nissan, GKW Consultants, Grands travaux d’hydraulique et d’équipement (GTHE), Group Tubtec-Per AARSLEFF, Groupe ATI, Groupe d’études scientifiques et techniques (GRESTEC), Groupe d’ingenierie et de Construction (G.I.C.), Groupe Ingetec SA, Groupement Afsad/Cogep, Groupement Citap, Groupement Citap-Afcom, Groupement Ewi Maroc/Polyconsult Ingenierie, Groupement GTZ-KPMG, Groupement Polyconsult/Betec, Groupement Setico-Agrer, GRP. M NDiouck/SogetreQ/EG.BAT.TP, Hammath Sall, Henan Chine/CSE, Hoddar Conseil, Hors-Media.com Sénégal, Hydroplan, Ibnou Anas Gaye, Ibra NDoye, Institut Sénégal de recherches agricoles (ISRA), Internet technology group, It Power Ltd, Jean Lefebvre Sénégal, Jed, Kankou Coulibaly, Katy Cissé Wone, Khadidiatou Seck Dieng, Khardiata L N’Diaye. Source : Banque mondiale  Bibliographie : - Banque mondiale, AID et SFI pour la République du Sénégal pour la période 2007-2010, 2 mai 2007, 137 p. - Cheikh Hadjibou SOUMARE (Premier Ministre du Sénégal), Sixième réunion du Groupe consultatif pour le Sénégal, Paris, 3-4 octobre 2007, p. 1-13. - Guillaume LEHEBEL et Jean-Luc WALLER, « L’aide publique au développement du Sénégal : les financements bilatéraux », in Missions économiques de Dakar, 18 août 2005, 5 p. - www.banquemondiale.org/senegal  Patrice ITOUA Lepatrick Spécialiste des institutions financières internationales Contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  [1] Missions économiques de Dakar, juillet 2005, p. 1. [2] L’aide publique au développement est pour les deux tiers d’origine bilatérale. [3] Il s’agit ici que des projets allant jusqu’au 31 décembre 2008. Les projets de la Banque mondiale au Sénégal pour l’exercice 2009 ne sont pas pris en compte. [4] Gouvernement et Banque mondiale.         Â
|
|||||
| Mis à jour le Mardi, 03 Mars 2009 07:16 |
Dernières chroniques
-
[Chronique]Malabo sous le choc
 Des pirates venus par la mer ont tenté dans la nuit du 16 au 17 Février de s’en prendre au pa...Mardi, 03 Mars 2009
-
AFRIQUE du SUD : JACOB ZUMA, PRESIDENT
On l’attendait. Jacob ZUMA sera le troisième Président élu de l’Afrique du Sud post aparth...Dimanche, 03 Mai 2009
-
Les 4.000 Milliards de FCFA de l’UEMOA
 C’est le Président Abdoulaye WADE qui,il y a prés de deux ans avait levé un des secrets les ...Mardi, 19 Mai 2009
-
Omar Bongo
 Il s’en est allé. Celui qui, pour beaucoup était le dernier dinosaure de la politique africai...Samedi, 13 Juin 2009
-
ELECTIONS LOCALES au SENEGAL. Référendum contre le régime de WADE ?
Test pour l’alternance après prés de dix ans d’exercice ?
Le Sénégal vit une campagne...Dimanche, 08 Mars 2009
-
LA CRISE MENACE-T-ELLE L’AFRIQUE ?
 Au moment où les hautes autorités financières américaines prédisent la fin de la récession ...Lundi, 23 Mars 2009
Recevez la NewsLetter
PUB






















