| COMPRENDRE LES ORGANISATIONS REGULANT L’ECONOMIE MONDIALE |
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| Écrit par Patrice ITOUA | |||||
| Dimanche, 15 Février 2009 10:20 | |||||
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Les groupes  G2. Etats-Unis + Japon Partenariat informel de co-domination du monde (40 % de la production mondiale, 20 % des échanges). L’accord conclu en janvier 1992 entre George BUSH, 41è Président des Etats-Unis et Kiichi MIYAZAWA, Premier ministre japonais de 1991 à 1993, sur un partenariat global Etats-Unis/Japon pour une stratégie commune quant à la croissance.  G3. G2 + RFA G5. G3 + France + Royaume Uni Réunion du Plazza. Septembre 1985, réunit le G5 – les 5 grands argentiers de la planète –, confrontés au problème d’un dollar au zénith de sa puissance, aggravant la contrainte externe de pays tiers. L’accord définit une intervention concertée des banques centrales pour faire baisser le dollar, des engagements sur une trêve dans la guerre des taux d’intérêt et des bandes de fluctuation de monnaie. Le G5 a été remplacé par le G7.  G6. G5 + Italie Le G6 a été créé en 1975 sur l’initiative du Président français Valéry Giscard d’ESTAING lors d’un sommet entre les six chefs d’Etats fondateurs au château de Rambouillet, du 15 au 17 novembre 1975, afin de traiter les questions économiques et financières de façon informelle.  G7. G6 + Canada. Le Canada rejoint le G6 en 1976. Le G7, groupe des sept plus grands pays industrialisés, organise des sommets économiques – réunions des chefs d’Etat et de gouvernement – une fois par an depuis 1975. Au niveau des ministres des finances et des gouverneurs de banque centrale, le G7 a remplacé le G5 comme principale instance de coordination politique en 1986-1987, notamment après la signature de l’Accord du Louvre en février 1987 par les membres du G5 et le Canada, entériné ensuite par le G7. Depuis 1987, les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G7 se réunissent au moins deux fois par an pour faire le point sur l’évolution de l’économie mondiale et évaluer les politiques économiques. Le Directeur général du FMI est généralement invité à participer aux entretiens des ministres des finances et gouverneurs des banques centrales des pays du G7 qui ont trait à la surveillance.  G8. G7 + Russie Depuis le sommet de Londres de juillet 1991, on s’orientait implicitement vers un G8 avec association sinon participation de l’ex-URSS, jusqu’à la création de la CEI. Le G7 est devenu G8 en 1998 avec l’entrée de la Russie, où elle a été admise comme membre à part entière au sommet de Birmingham. Le Groupe des Huit est une coalition de huit pays parmi les plus industrialisés du monde : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Canada, et la Russie. Ensemble, les pays du G8 représentent 66,5 % de l’économie mondiale. Dans le monde, le G8 ne recouvre que 13,5 % de la population mondiale, mais il produit les deux tiers des richesses du monde. Les rencontres sont souvent contestées par des mouvements altermondialistes qui remettent en cause la légitimité du G8 et l’accusent de vouloir « diriger le monde », au mépris des autres pays, pour imposer une politique libérale.  G10. Souvent 11 : G7 + Belgique, Suède, Pays-Bas et Suisse Le Groupe des Dix se compose de onze pays industriels (Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse) qui se consultent et coopèrent sur les questions monétaires et financières. C’est la structure qui prépare les réunions internationales, notamment du FMI. Les Ministres des Finances et les Gouverneurs des banques centrales du Groupe des Dix se réunissent habituellement une fois par an parallèlement aux réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Le G10 fait référence au groupe des pays qui ont décidé de participer aux accords généraux d’emprunt (AGE) : accords d’emprunt supplémentaires qui peuvent être activés dans le cas où les ressources du FMI ne suffisent pas à couvrir les besoins des pays membres.  G8 + 5. G8 + Brésil, Chine, Inde, Mexique, Afrique du Sud. Le groupe du G8 + 5 regroupe les pays du G8 plus les 5 grands pays émergents : Brésil, Chine, Inde, Mexique et Afrique du Sud. Il a été créé en 2005, lorsque Tony BLAIR, Premier ministre du Royaume-Uni, dans son rôle d’hôte du XXXIè sommet du G8 à Gleneagles (Ecosse), a invité les principaux pays émergents à se joindre à ces pourparlers. L’espoir était que ce serait une forme plus forte et un groupe plus représentatif pour un élan dans les négociations commerciales à Doha, et la nécessité de parvenir à un renforcement de la coopération sur les changements climatiques.  G15. Le groupe des quinze a été créé lors de la IXè réunion au sommet des pays non alignés, tenue à Belgrade (Yougoslavie) en septembre 1989. Il se compose de pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie qui ont pour objectif commun de promouvoir la croissance et la prospérité. L’action du G15 est centrée sur la coopération entre les pays en développement dans les domaines de l’investissement, du commerce et de la technologie. La composition du G15 a été portée à 17 pays, mais l’appellation d’origine a été conservée. Ces pays sont : Algérie, Argentine, Brésil, Chili, Egypte, Indonésie, Jamaïque, Kenya, Malaisie, Mexique, Pérou, Sénégal, Sri Lanka, Venezuela, Zimbabwe, Inde et Nigeria.  G20. G8 + 11 pays émergents (Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Turquie). Le Groupe des 20 est un forum qui a été créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Le G20 représente les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90 % du produit intérieur brut. Siègent au G20 : les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des 19 pays membres du G20, la Banque centrale européenne, le Directeur général du FMI et le Président du CMFI, le Président de la Banque mondiale et le Président du Comité du développement. Le G20 a remplacé le G33[1] qui avait lui même remplacé le G22[2].  G24. Afrique du Sud, Algérie, Argentine, Brésil, Colombie, Côte d’Ivoire, Congo RD, Egypte, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guatemala, Inde, Iran, Liban, Mexique, Nigeria, Pakistan, Pérou, Philippines, Sri Lanka, Syrie, Trinité et Tobago, Venezuela. Le G24 a été créé en 1971 par le G77, groupe de pays en voie de développement, pour coordonner les positions de ceux-ci devant la puissance du G10. Le groupe, officiellement appelé Intergovernmental Group of Twenty-Four on International Monetary Affairs and Development (Groupe intergouvernemental des vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement), n’est pas un organe du FMI, mais celui-ci fournit un secrétariat au G24. Les rendez-vous du G24 ont lieu généralement deux fois par an, préalablement aux réunions du FMI pour permettre aux pays en voie de développement de préparer les points à l’agenda. Bien que le G24 soit strictement limité à 24 pays membres, tout pays membre du G77 peut prendre part aux discussions : c’est le cas de la Chine qui a été « invité spécial » depuis les réunions de 1981.  G30. Créé en 1978, le Groupe des Trente est une instance internationale à caractère privé sans but lucratif, composée de personnalités du monde des affaires, du secteur public et des milieux universitaires. Il a pour but d’améliorer la compréhension des enjeux économiques et financiers internationaux, d’étudier l’incidence des politiques à l’échelle internationale et d’examiner les choix de politique qui s’offrent sur les questions fondamentales. Le groupe tient une réunion plénière deux fois par an pour se pencher sur l’évolution des politiques économiques et de la conjoncture économique et financière. Le G30 est financé par des fondations, des banques, des entreprises, des banques centrales et des contributions individuelles.  G77. Il se compose des pays du groupe A (Afrique, Asie, Pacifique) et du Groupe C (Amérique latine) et prépare en commun les débats de conférences de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le Groupe des 77 aux Nations Unies est une coalition de pays en développements, conçu pour promouvoir les intérêts économiques collectifs de ses membres et créer une capacité de négociation accrue aux Nations Unies. Le groupe fut fondé le 15 juin 1964 par la Déclaration commune des 77 pays à la CNUCED tenue à Genève. La première rencontre d’importance eut lieu à Alger en 1967, où fut adopté la Charte d’Alger et où les bases de structures institutionnelles permanentes furent posées, c’est-à -dire les revendications face aux pays industrialisés (souveraineté sur les matières premières, développement plus autocentré). La composition du G77 a été portée à 134 pays, mais son appellation d’origine a été conservée pour des raisons historiques.  Pays du BRIC BRIC est un acronyme pour désigner le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ce terme est apparu pour la première fois en 2003 dans une thèse de la banque d’investissement Goldman Sachs. Le principal point de ce rapport cherchait à démontrer que l’économie des pays du BRIC va rapidement se développer pour finir par éclipser, en 2050, les principales puissances économiques actuelles comme les Etats-Unis, le Japon ou l’Union européenne. De plus, le terme BRIC est également employé en référence à un possible accord commercial, politique et militaire signé en 2002 par ces quatre pays. Le terme employé par Goldman Sachs est d’ailleurs devenu un nom plus générique pour les désigner, mais également les nouveaux pays industrialisés (NPI). Les pays du BRIC ont les perspectives de croissance économique les plus élevées pour le XXIe siècle et aspirent à devenir des puissances mondiales au même titre que les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon. Il pourrait faire contrepoids au G8.  Les comités  Comité monétaire et financier international (CMFI) Le CMFI a été créé le 30 septembre 1999, par résolution du Conseil des Gouverneurs du FMI, pour remplacer le Comité intérimaire du Conseil des gouverneurs sur le système monétaire international (communément appelé Comité intérimaire) dont la création datait de 1974. À l’instar du Comité intérimaire, le CMFI se réunit deux fois par an, en septembre ou octobre, avant l’Assemblée annuelle de la Banque mondiale et du FMI et en mars ou avril, avant les réunions dites « réunions de printemps ». Comme le Comité intérimaire, le CMFI est chargé de donner des avis et de faire rapport au Conseil des gouverneurs concernant les fonctions suivantes : surveillance de la gestion et de l’adaptation du système monétaire et financier international, notamment le déroulement du processus d’ajustement et, à cet égard, suivi de l’évolution de la liquidité globale et des transferts de ressources aux pays en développement ; examen des propositions du Conseil d’administration tendant à amender les statuts ; et dispositions qui s’imposent en cas de perturbations qui risqueraient de mettre en danger le système. Le CMFI se compose de 24 membres qui sont des gouverneurs du FMI – ministres ou autres hauts responsables de rang comparable. Certaines institutions internationales — la Banque mondiale par exemple — participent à la réunion du CMFI en qualité d’observateurs. La nationalité des membres actuels du CMFI : Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Emirats arabes unis, France, Gabon, Inde, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie, Suède, Suisse, Thaïlande et Venezuela.  Comité du développement Le Comité ministériel conjoint des Conseils des gouverneurs de la Banque mondiale et du FMI sur le transfert de ressources réelles aux pays en développement, communément dénommé Comité du développement, a été créé en octobre 1974 pour donner des avis aux Conseils des gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale sur les questions cruciales de développement et sur les ressources financières requises pour promouvoir l’essor économique des pays en développement. De nos jours, les questions liées au commerce et à l’environnement y sont ajoutées. Le Comité du développement se compose de 24 membres (Ministres des finances ou du développement, en règle générale) qui représentent l’ensemble des Etats membres du FMI et de la Banque mondiale : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Bahreïn, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Colombie, Corée, Côte d’Ivoire, Etats-Unis, Finlande, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Maroc, Pays-Bas, Pérou, Royaume-Uni, Russie, Suisse, et Venezuela.  Forum de stabilité financière (FSF) Entériné en février 1999 par les Ministres des finances et les Gouverneurs des banques centrales des pays du G7, le rapport du FSF a notamment pour objectif de renforcer le fonctionnement des marchés financiers et de réduire le risque systémique par une meilleure circulation de l’information et une collaboration accrue entre les autorités chargées de veiller à la stabilité financière. Il a le statut d’observateur au CMFI. Le FSF se compose de 42 membres, parmi lesquels on compte, outre son Président : 25 hauts responsables des organismes nationaux chargés de veiller à la stabilité financière dans onze pays dotés d’importantes places financières (Allemagne, Australie, Canada, Etats-Unis, France, Hong Kong, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni et Singapour) ; six hauts responsables de quatre institutions financières internationales (Banque des règlements internationaux, FMI, OCDE et Banque mondiale) ; sept hauts responsables de trois organismes internationaux de régulation et de contrôle (Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Organisation internationale des commissions de valeurs et Association internationale des contrôleurs d’assurances) ; un représentant de chacun des deux comités d’experts des banques centrales (Comité sur le système financier mondial et Comité sur les systèmes de paiement et de règlement) et un représentant de la Banque centrale européenne.  Les clubs  Le Club de Paris Il réunit depuis 1956, l’ensemble des financiers et des pays créditeurs pour discuter avec des pays débiteurs du calendrier de remboursement ou de rééchelonnement de la dette, ou d’annulation (1994 : 2/3 de la dette des pays les plus pauvres effacés). Le club de Paris est un groupe informel de créanciers publics qui a pour but de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiements de nations endettées. Ce forum a été créé peu à peu depuis 1956 lorsque l’Argentine accepta de rencontrer ses créanciers publics à Paris, il traite les dettes publiques c’est-à -dire celles des gouvernements et celles du secteur privé garanties par le secteur public. Les autres dettes sont gérées par le Club de Londres, fondé peu à peu au cours des années 70 sur le modèle du Club de Paris. Dix-neuf pays sont membres permanents, ils détiennent la majorité des créances officielles bilatérales dans le monde et peuvent prendre part aux négociations. Ce sont : l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-bas, le Royaume-Uni, la Fédération de Russie, la Suède et la Suisse. Les observateurs des institutions internationales participent aux réunions : le FMI, la Banque Mondiale, l’OCDE, la CNUCED, l’Union Européenne et la banque régionale de développement concernée (Banque africaine de développement, Banque asiatique de développement, Banque interaméricaine de développement…). Les pays créanciers se réunissent 10 à 11 fois par an à Paris pour des cessions de négociations, sous la présidence d’un haut responsable du Trésor français (son directeur en général).  Le Club de Londres. Le Club de Londres réunit les principales banques commerciales privées détenant des créances sur des agents privés ou publics du Tiers-monde. Il est un groupe informel de créanciers bancaires privés qui s’occupe de dettes publiques. Bien qu’inspiré du Club de Paris, il préfère rééchelonner les dettes. Sa première rencontre eut lieu en 1976 pour tenter de résoudre les problèmes de paiements du Congo Démocratique (ex-Zaïre). Les rencontres se font à l’initiative du débiteur, lesquelles se font dans différents centres de finance internationale. Le Club n’existe que pendant les négociations. Une fois une entente signée, il se dissout. La présidence des négociations s’effectue par une importante institution financière, alors que le comité est composé de membres représentant les différents débiteurs, que ce soit des banques ou des fonds d’investissement (surtout s’ils détiennent des obligations financières).  Nous constatons que si toutes ces organisations supra pouvaient travailler en étroite collaboration,  le monde n’aurait peut-être pas dû subir les bouleversements financiers et économiques actuels et les pays en développement auraient peut-être atteint le niveau des nouveaux pays industrialisés. Ainsi, la question suivante se pose : les organisations internationales régulent-elles l’économie mondiale ? La réponse à cette question fera bien l’objet d’une étude future.  Bibliographie : - FMI, Département des relations extérieures, fiche technique, avril 2008. - Alain NONJON, Comprendre l’économie mondiale, Paris : Ellipses/édition Marketing S. A., 1995, p. 174-175. - Christian CHAVAGNEUX, « Les institutions internationales et la gouvernance de l’économie mondiale », Paris : Editions La Découverte, col. Repères, 1997, p. 72-82.  Patrice ITOUA Lepatrick Spécialiste des institutions financières internationales [1] Le G33 était composé des ministres des finances et des gouverneurs de banque centrale des pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chilie, Chine, Corée, Côte d’Ivoire, Egypte, Espagne, Etats-Unis, France, Hong Kong, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Malaisie, Mexique, Maroc, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Singapour, Suède, Suisse, Thaïlande et Turquie. [2] Le G22, créé à l’initiative de Bill CLINTON, afin de promouvoir la réforme de l’architecture du système financier international, se composait des ministres des finances et gouverneurs de banque centrale des pays du G7 et de quinze autres pays : Afrique du Sud, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée, Hong Kong, Inde, Indonésie, Malaisie, Mexique, Pologne, Russie, Singapour et Thaïlande. Â
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