Samy Achour, l'homme des plus-values PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Redaction Managers   
Jeudi, 10 Janvier 2008 02:01
 samiachour.jpg «Please close the door ». Dès l’entrée de ses locaux, on perd la notion d’être vraiment à Tunis. On se sent quelque part à l’étranger, dans un pays où seule la langue de Shakespeare domine. A la limite, on se sentirait dans des bureaux étrangers mais ayant un pied-à-terre à Tunis. Ce qui n’est pas tellement faux, l’entreprise étant off-shore. Lui-même corrobore l’idée de n’être qu’occasionnellement chez nous. Une petite mallette tout près de son bureau laisse clairement entendre qu’il s’apprête à voyager. D’ailleurs, à peine la conversation engagée que sa secrétaire vient le lui rappeler : «Votre avion, c’est dans une heure». Il s’excusera en faisant remarquer qu’il est souvent entre deux avions. Mais il ne se presse pas pour autant. C’est un habitué des aéroports et du ciel. Il sait ce qu’il fait. Visiblement, il a toujours su ce qu’il faisait.

L’air tout jeune malgré ses 43 ans, la voix grave et profonde, la démarche imposante servie par un corps d’un grand athlète, l’homme ne semble avoir aucun contact professionnel avec la Tunisie. Des dossiers jonchant son bureau jusqu’aux conversations téléphoniques, pas un mot de Voltaire, et encore moins d’Ibn Khaldoun. Même dans les deux salles contiguës, où vingt-deux jeunes ingénieurs informaticiens composent directement sur leurs claviers avec l’étranger, on n’entend guère –ou très peu– de mots en français. Nous sommes dans les murs très fermés (comme la porte d’entrée) de la Société ‘‘Integration Objects’’ créée en janvier 2002.

 

Le parcours de Samy Achour est à bien des égards assez particulier, en ce sens qu’il semble avoir été esquissé méthodiquement dès le départ, exactement comme le plan d’un bâtiment. Par conséquent, ses succès et ceux de son entreprise ne peuvent surprendre, ils embrassent le droit fil de la logique des choses.

 

Avec un bac français empoché à La Marsa, Samy voit soudain tout grand. Et la grandeur, à ses yeux, réside aux…Etats-Unis vers lesquels il cingle en 1983 pour rafler, à University of North Carolina, un diplôme d’ingénieur en électricité option informatique. Dans la foulée, il est classé cinquième de sa promotion et membre de la National Engineering Honor Society, mais deuxième au concours universitaire de l’Etat de la Caroline du Nord en avril 1984. Il enchaînera, pendant une année (1988-1989), avec des cours de Master Business Administration au Furman University. Mais entre temps, de juin 87 à avril 90, il se trouve chez Michelin, à Anderson, où il développe, entre autres, des projets d’automatisme et d’informatique industrielle des chaînes de production des produits finis.

 

En mai 1990, il passe à Houston chez SetPoint (appelée plus tard Aspen Technology) qui en fait, au bout de seulement trois mois, Senior Application Engineer, et où il est reconnu pour être spécialiste dans les applications de base de données temps réel, contrôle avancé et optimisation, et où il assure l’ouverture de comptes pour Dupond de Neimours, Exxon, Nestlé… Au bout d’une année, il se voit attribuer le Prix du meilleur ingénieur en support avant ventes.

 

C’est alors qu’il intègre en 1992 le géant Gensym qui en fait directeur régional France jusqu’en 1995, puis vice-président de la division Europe, Moyen-Orient et Afrique. Mais c’est là qu’il se montre l’homme des plus-values. Après la création et le démarrage de la filiale française, il lui assure une augmentation annuelle du chiffre d’affaires de l’ordre de 30 à 50% sur un portefeuille clients comprenant le Groupe Elf et France Télécom pour ne citer que quelques uns. C’est simple : en 2002, la division Europe-Afrique-Moyen-Orient atteint… 67% du chiffre d’affaires mondial de Gensym. C’est tout dire.

 

S’il faut résumer en quelques mots le parcours de Samy Achour, on se limitera à dire qu’il a derrière lui une bonne vingtaine d’années dans la vente et la mise en service de solutions informatiques pour l’industrie, qu’il a été à l’origine du développement de partenariat avec des sociétés telles que ABB, Siemens ou Honeywell, et qu’il a d’excellentes connaissances du marché pétrole et gaz.

 

Logique, donc, qu’il en arrive, en 2002, à fonder à Tunis sa propre entreprise Integration Objects passée spécialiste dans les automatismes industriels, l’informatique industrielle, la télégestion et les systèmes d’aide à la décision.

 

Aujourd’hui, de grandes compagnies pétrolières figurent parmi ses références, dont Saoudi Aramco.

 

Il est père de trois enfants qu’il voit entre deux avions…

Mis à jour le Mardi, 22 Janvier 2008 03:49
 
MAHAMADI SAVADOGO: SMAF INTERNATIONAL
 Il est le Serigne Mboup du burkina Fas...
Victor Fotso: le milliardaire africain self made man
 Tout le monde vous le dira, pour deve...
Un Manager Africain: Mo Ibrahim
 Né au Soudan en 1946, Mohamed Ibrahi...
Afrique-France : réinventer le co-développement
"La Minute Montaigne" du 27 mai 2010 pa...
Faut-il pleurer la riche afrique ?
 Émission "C dans l'air", diffusée s...
Régis FACIA - La réussite en Afrique
  Il avait le bon produit, son succès...
Managers 1/6
  Dr Basile ATANGANA KOUNADG CAMWATERAp...
Managers 2/6
 Emmanuel ETOUNDI OYONODG MAETUR (Missi...
Managers 3/6
 Leonce KONEDG B.A.C.B. (Burkina Faso)Â...
Sidi Abd Allah SY
   Sidi Abd Allah SY est Cons...
Patrice ITOUA
   Patrice ITOUA est doctoran...
Une Vie au MBA HEC
   StudentM  est nouvellemen...

Dernières chroniques

Stop
Play

Recevez la NewsLetter




PUB

Pub PAC

Présentation CIMA

Finance

Module by: CoreTemplate and StockTrader

Portrait

MAHAMADI SAVADOGO: SMAF INTERNATIONAL
 Il est le Serigne Mboup du burkina Fas...
Victor Fotso: le milliardaire africain self made man
 Tout le monde vous le dira, pour deve...
Un Manager Africain: Mo Ibrahim
 Né au Soudan en 1946, Mohamed Ibrahi...

Trombinoscope 2009

Managers 1/6
  Dr Basile ATANGANA KOUNADG CAMWATERAp...
Managers 2/6
 Emmanuel ETOUNDI OYONODG MAETUR (Missi...
Managers 3/6
 Leonce KONEDG B.A.C.B. (Burkina Faso)Â...